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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 20:34

/162956290490549">Notre-Dame de la Route, en chantant qu'es que c'est ?

Le projet Laudate c'est un voyage pour découvrir et faire connaire les chrétiens du monde entier, leur culture et leur foi.
Pour le soutenir, faites lui gagner une bourse, en likant sa page facebook avant le 27 juin!

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 18:52

 Comme vous le savez, j’ai choisi de rester en Roumanie un an de plus après avoir fini mon année de terminale parce que je voulais pouvoir aider d’une manière plus utile et concrète. Mes parents me laissent en liberté totale par rapport à ce que je fais comme travail.

 

Mes horaires sont de 9h à 17h, cinq jours par semaine, et c’est à moi de voir comment je comble ces heures. Je travaille alors hplusieurs choses à la fois.Les matinées, je suis une volontaire à Casa Valentina, une association française qui s’occupe d’encadrer des enfants gitans qui vont en cours, de telle sorte qu’ils aient la possibilité de faire leurs devoirs. Souvent, ils ne peuvent pas travailler chez eux car leur famille entière, c’est-à-dire quatre à huit personnes, vit dans une petite salle. L’idée d’avoir un silence total de telle sorte qu'il soir possible de travailler est bien lointaine. Le groupe de huit enfants entre les âges de 11 et 13 ans vient alors tous les jours pour qu’on les aide à comprendre ce qu’ils voient en cours. Ils ont une très bonne volonté, et à ce que je vois, veulent vraiment apprendre. Ils savent que c’est une chance de pouvoir  avoir une éducation, car ce n’est pas le cas de tous leurs amis. Ces enfants sont drôles et m’aident souvent avec mon roumain, me corrigeant et m’aidant à trouver mes mots. Aurel, par exemple, aime jouer à des jeux où il me dit une série de mots en roumain, voit ce que je comprends, puis tente d’expliquer ce qu’ils veulent dire. Je me souviens qu’un jour il s’est tordu de rire quand j’ai demandé si on pouvait manger les “gandaci”. Il m’a répondu que ça se mangeait, mais c’était bien croustillant. Suite à la demande d’Aurel, Ana, la dame avec qui je travaille, m’a expliqué qu’il parlait de cafards, un bon repas pour une française comme moi !. J’ai ri avec lui, oubliant que j’avais en face de moi un jeune garçon qui ne resterait peut-être pas en cours assez longtemps pour aller au lycée, un garçon qui dormait dans le même lit que sa famille entière, un jeune qui essayait d'échapper au cercle vicieux de la pauvreté. C’est une belle chose que de travailler avec ces enfants, ils sont très ouverts d’esprit et ont une soif pour comprendre et connaître de nouvelles choses. Ils sont joyeux et toujours prêts à rire, un peu moins à travailler, malgré tout. Ce sont des enfants, et ils m'apprennent bien plus que j’aurai cru possible , je sais que nous partageons plus que leurs devoirs, nous partageons aussi leur futur.

cLes après-midi, je rends visite aux personnes âgées qui habitent à coté de chez moi, dans un quartier plus pauvre de Bucarest, car elles sont coincées chez elles toute l'année, parfois sans même pouvoir se déplacer, et elles reçoivent très peu, voire aucune visite. C’est une expérience inouïe d’être en contact avec ces gens qui ont vécu tant de choses. Elles sont toujours accueillantes, chacune à sa manière: en offrant des bijoux que l’épouse ne porte plus, en donnant des petits biscuits (au point où je surnomme une des dames ‘Bunica dulce’ (Grandmère sucrée)). En sortant de chacune des visites, je me sens renouvelée ; ces personnes ont vécu des horreurs à travers la Seconde Guerre Mondiale et tout ce qui a suivi, et malgré cela, elles sourient et nous font rire par leur manière de voir les choses et leur humour. Je me retrouve à noter ce que j’ai entendu à la fin de chaque visite parce que j’ai peur d’oublier les trésors qui me sont offerts. Je suis consciente que j’ai une chance qu’ont peu de gens d’être en contact avec des personnes qui ont connu ce qu’enseignent les livres d’Histoire. Elles ont tant à donner et à recevoir. En offrant ce que je peux, c’est-à-dire de l’amour et du respect, je sais que ces personnes âgées aussi sont mieux à la fin de nos visites.

Ce que je vis maintenant n’est qu’un avant goût d’une année entière en présence de ces personnes d'âges et cultures différents. Je suis très heureuse ad’être restée ; cette année s’annonce incroyablement intéressante en tant qu’expérience non seulement culturelle, mais aussi humaine. Je tente d’offrir toutes mes journées et toutes mes actions au Seigneur, car je ne peux pas m’occuper de ses pauvres sans Lui. Il nous demande de le faire, et heureusement qu’Il nous tient la main lorsque nous le faisons. Saint Francois l’a bien dit: “car c'est en donnant qu'on reçoit, c'est en s'oubliant qu'on trouve”, voici l’exemple que j’essaye de suivre. Un jour à la fois, peut-être j’y arriverais !).

tag: 18 ans engagée pour un an. (Mission humanitaire) Fidesco

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 20:35

Il y a un peu plus d’un an, j’ai accepté de partir en Roumanie avec mes parents. Ils comptaient faire une mission avec l’association Fidesco, et rester en Roumanie au moins un an, voire plus. Moi je suis partie avec le but d’aider mes parents avec leur travail, tout en finissant mon année de terminale S.

blog catho jeune2

Je me suis rendue compte d’un problème assez flagrant dès le début des cours. Je n’allais pas avoir le temps de m’investir dans le travail humanitaire tout au long de l’année. La charge de travail au niveau scolaire était trop importante. Mon année de terminale était prioritaire par rapport à l’aide que je pouvais donner, bien évidemment. Je savais qu’il était essentiel que j’ai une bonne année scolaire pour l’université, mais je restais partagée. J’avais un grand désir d’aider les gens qui m’entourent, mais en même temps, je savais qu’il fallait que je m’occupe de mon futur prioritairement.
Maintenant, nous sommes en juillet, bientôt un an aura passé depuis que je vie en Roumanie. J’ai eu mon bac, et j’ai été reçu à l’université que je voulais. Que faire ? Je n’ai pas pu aider les autres comme j’aurai voulu, mais en même temps, il faut remettre ma vie en route, et continuer. Et bien, j’ai choisi de rester un an de plus en Roumanie. J’ai demandé la permission à mon université de faire de l’humanitaire pendant un an avant d’y aller, quelques jours plus tard, le proviseur m’a donné son accord. Ils vont garder ma place pour l’an prochain, et je suis libre pendant une année entière pour aider les personnes qui m’entourent.

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Je veux me donner l’occasion de me donner pleinement aux autres cette année car je ne suis pas sure de pouvoir faire du travail humanitaire après l’université. Je sais que le désir restera, mais je ne sais pas si j’en aurai la possibilité, tout simplement. Pour l'instant je n’ai pas d’obligation financière ni par rapport à mes études, mais plus tard ce ne sera pas le cas. Si je n’aide pas les autres maintenant, je ne suis pas sûre que je le ferai tout court. Mes parents m’offrent une chance inouïe. Je serais folle de ne pas l’accepter.
L’an prochain, je vais enfin aider les autres. Je vais travailler avec des enfants gitans, leur montrant qu’ils peuvent changer leur mode de vie. Je suis allée me donner une idée du travail que l’on fait avec eux. Ils vont à l’école l’après-midi (une chance et une exception par rapport à leurs amis), et le matin ils sont accueillis pour faire leurs devoirs et des activités. Les matins j’aiderai donc pour leurs devoirs, et surtout je donnerai l'exemple d’une jeune fille éduquée qui ne gagne pas sa vie en vendant des choses aux coins de rue. Ils peuvent changer leur vie, il faut juste que l’on leur dise et leur montre. Je vais aussi avoir beaucoup de contact avec les personnes âgées. Elles sont coincées dans leur appartement toute la journée et elles s’ennuient. Ces personnes ont très peu de visite et peu d’argent, donc elles ne font que attendre de mourir d’une certaine façon. Souvent en allant chez eux, les lumières sont éteintes, le chauffafleur1ge n’est pas allumé, et la cuisine semble vide. Elles n’ont pas les moyens de se procurer des choses essentielles et basiques telles que la nourriture régulière.
Je sais que je vais apprendre beaucoup de choses l’an prochain. Je vais essayer d’apprendre à aimer les personnes entièrement et pleinement, comme Dieu le fait.
C’est en se faisant petit qu’on devient grand.
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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 23:00

Les premiers jours ici, je me souviens qu’en me promenant, je ne comprenais pas pourquoi mes parents avaient décidé de venir en Roumanie. Les gens n’avaient pas faim, le centre commercial était beau, et je voyais des Carrefours et l’équivalent, les Coras assez régulièrement. Je ne voyais pas concrètement la pauvreté dont on m’avait parlé.

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Maintenant, je me suis rendue compte de la superficialité des apparences. Ce qui est montré est bien loin de la vérité qui est vécue. Je suis allée diner chez des amis roumains à ma famille et nous nous sommes installés dans le salon pour attendre que le repas soit prêt. Nous avions regardé les nouvelles en roumain sur un écran plasma génial, si je pouvais j’aurais le même. Ensuite, lorsqu’il fallait passer à table, le hôte a sorti une petite table pliante avec quelques chaises qui allaient avec. Il l’a installée à coté du fauteuil et s’y est assis avec sa femme, nous laissant les chaises. J’ai caché mon regard surpris et puis j’ai compris. Cette famille n’avait pas assez d’argent pour acheter le bon nombre de chaise pour mettre autour d’une table. Malgré cela, elle avait l’argent pour acheter un écran plasma qui vaudrait le triple d’une table avec des chaises.

J’ai alors compris que le regard extérieur est extrêmement important dans la culture roumaine. perplexe.gifIl n’est pas étrange ni rare d’avoir une très belle voiture mais vivre dans un appartement déplorable. Les personnes se donnent des apparences car elles craignent d’être rejetées si elles n’appartiennent pas à la bonne catégorie sociale. Cette peur est un vestige de la présence communiste pendant tant d’année en Roumanie. Il fallait toujours faire semblant que tout allait bien pour ne pas se faire remarquer, et ainsi survivre.


Ce que je vis est un témoignage pour beaucoup de mes amis, surtout les Louange.JPGroumains et ceux qui ont vécu dans des mondes où les apparences sont primordiales. Je n’ai pas honte de dire que je vis dans mon quartier pauvre, et je n’ai pas peur de dire que mes parents n’ont pas une belle voiture. C’est assez surprenant pour eux au début car ils ont l’habitude d’avoir à comparer leur nombre de propriétés ou d’ordinateurs. Moi au contraire, je ne parle jamais de ce que j’ai. Je choisi une vie plus simple parce que je sais qu’elle m’apporte plus, et je sais aussi qu’elle me permet de mieux apprécier les cadeaux que la vie m’offre.


Dieu a dit d’aimer les plus petits. Moi je veux ajouter qu’il faut aimer ceux qui sont petits, même et surtout s’ils se donnent l’apparence d’être grands. J’ai remarqué que les personnes qui se ventent souvent sont en réalité très sensibles au regard des autres. C’est pour cela que je veux que ces individus comprennent qu’on les aimera tout autant s’ils n’ont pas beaucoup d’ordinateurs que s’ils ont tous les nouveaux appareils électroniques. Dieu ne différencie pas Son amour envers les gens riches et les gens pauvres. Nous devrions suivre Son exemple. La Roumanie et les contrastes flagrants entre les apparences et la réalité m’ont appris cela.
« Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé » (Mt 23, 12)

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:52

Il y a quelques semaines, je suis allée avec ma famille visiter les régions des Carpates pendant le weekend de Pâques. C’était la première fois qu’on sortait de la ville pendant plus de 2 jours et qu’on partait un peu à l’improviste, sans d’idée précise de ce qu’on allait voir.
J’ai été agréablement surprise par les villes où nous sommes passés, elles avaient beaucoup de charme et de couleurs. Les personnes que nous rencontrions dans les restaurants, les endroits touristiques étaient très aimables, toujours prêtes à nous guider et nous renseigner. J’avais eu la même expérience à Bucarest, mais c’était astucieux de renforcer mon opinion positive des Roumains. http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/7/7f/Paysage_Moeciu_Roumanie.jpg/800px-Paysage_Moeciu_Roumanie.jpg
Une chose qui m’avait vraiment choquée par contre était l’état déplorable des bâtiments. Il y a deux types de bâtiments en Roumanie : soit les blocs, soit des anciennes petites maisons avec beaucoup de charme. Les anciennes maisons dates du Communisme, ou bien même avant, je ne saurais pas dire. Elles sont toutes très différentes par leurs couleurs, tailles et formes. Malgré cela, il y a une certaine harmonie qui donne un charme que je trouve irrésistible aux maisons. Le seul problème est qu’il faut imaginer les maisons en toute leur splendeur pour voir leur véritable beauté. La peinture part, les couleurs sont fades, des vitres sont cassées… ces éléments n’aident pas à accentuer la beauté immanente des maisons. En ville, les blocs sont partout, leur gris rendant tout sombre et triste. J’ai vu un quartier dans une des villes que nous avions visité qui m’a fait sourire. Une fois de plus, les blocs dominaient, par contre ils étaient peints en couleurs vives. D’un coup, les immenses cubes de bétons avaient du charme. Je me suis alors rendue compte que la Roumanie avait un immense potentiel touristique. La nature est sublime, c’est vraiment un rêve de voir la beauté des Carpates, le Danube, et la Mer rouge. En plus, les villes ont un réel charme et les gens sont adorables. Il ne faut que rénover, et la Roumanie sera prête à accueillir plus de touristes.http://thbz.org/images/europe/roumanie2006/pres-piata-victorei-reflets.jpg
J’ai réfléchie à la raison pour laquelle les bâtiments ne sont pas peints et les maisons ne sont pas rénovées, comme je fais souvent quand je ne comprends pas une action. Ensuite, je me suis rendue compte que les Roumains avaient des priorités, tout simplement, comme tout le monde. Le gouvernement roumain met en place des écrans plasmas dans les métros pour que des pubs défilent à la longueur de la journée, par contre il n’a pas l’argent pour rénover les blocs qui sont au sein de la capital par exemple. Remplacer les vitres cassées changerait beaucoup la façon de voir un bloc. Ensuite, quelques couches de peintures ne coutent pas très cher mais ont un certain effet. Ce ne sont que des exemples qui illustrent le fait que les Roumains sont une population qui n’a pas encore entièrement intégrée la notion de la liberté. Les Roumains vont souvent vers ce qui est nouveau et technologiquement récent, ce qui impressionne le plus. Ils n’ont pas eu l’occasion pendant plus de 50 ans d’acheter des nouveaux produits. Ils ont donc la réaction inverse face à la nouveauté, au détriment des choses essentielles.
Une chose que j’ai justement apprise à travers ma vie ici est de se fixer des priorités auxquelles on adhère. Les personnes ici préfèrent ce qui est nouveau et visible aux choses moins flagrantes pour elles. Malgré cela, les jeunes voient le potentiel qui les entoure, à ce que j’observe. Il y a en Roumanie une lueur d’espoir qui devient de plus en plus importante, et derrière une volonté qui se traduira par un certain travail. De l’espoir et du travail, c’est la source de tout changement.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 22:56
Une des premières choses dont je me suis rendue compte était que je vivais entre deux mondes. Je vis dans le quartier des « pauvres » on pourrait dire, c’est ceux qui gagnent bien leur vie, n’ont pas faim avant de s’endormir, mais ne peuvent pas s’offrir de belles vacances. Paradoxalement, je vais au lycée français, du coup je suis entourée d’enfants d’expatriés qui sont par définition très riches.
Mon immeuble date du temps du communisme par les soviétiques et peut caractériser cette époque. C’est un espèce de bloc en béton immense de 10 étages où la majorité des roumains vivent. Les blocs gris alignent toutes les rues dans mon quartier, avec leur graffiti et les dégradations. C’est un gros changement avec Paris, on passe du boulevard Haussmann

, par exemple, où les bâtiments sont magnifiques, chacun d’entre eux une œuvre d’art, à Bucarest, où les bâtiments sont gris et dégradés.23490_1283540249674_1265130517_30850014_7410153_n.jpg Les gens qui y habitent sont des secrétaires, des livreurs, les gens qui je rencontre dans le métro avec des cernes. Au début je n’osais pas parler aux voisins que je rencontrais dans l’ascenseur car je n’arrive pas à avoir une vraie conversation en Roumain. Je me suis rendue compte assez vite, par contre, que la plupart parle français ou anglais parfaitement. C’était une surprise immense et géniale, un vrai clin d’œil de Dieu de voir que je pouvais échanger avec eux. Ces personnes sont très éduquées, cultivées et d’un humour impressionnant. Ils ont été réprimés lors du communisme, et par conséquent sont un peu timides à la première approche. En parlant avec eux, on se rend compte qu’en fait leur vie est beaucoup plus difficile qu’il ne parait à première vue. Oui, ils ont un travail, mais ils donnent une somme importante de leur salaire à leurs parents qui ne peuvent travailler et n’ont pas d’argent, étant à la retraite qui n’est pas payée suffisamment. La vie est dure, tout simplement. Au mall, les gens se promènent mais ils n’ont pas de sacs, ils n’achètent rien.
A l’inverse, je ne vois pas cette situation dans mon lycée. Comme j’ai dit auparavant, les gens sont des fils et filles d’expatriés, donc ils sont habitués au luxe. En tant qu’expatriés, les compagnies payent pour l’école, l’appartement, et souvent la voiture et le chauffeur. Résultat des courses, mes amis vivent dans des milieux où l’argent a une importance secondaire car les soucis d’argent n’existent presque pas. Ils dépensent donc beaucoup pour tout et n’importe quoi, que ce soit nourriture, taxis, habits, sortis… l’argent leur est accessible donc ils n’ont pas peur de l’utiliser. Cette différence de mentalité est visible partout, que ce soit même dans les appartements où ils vivent. Mes amis vivent dans les quartiers les moins dégradés vers le centre de la ville, où les immeubles ressemblent beaucoup plus à ceux à Paris, d’où le titre de Bucarest comme « Paris des pays de l’Est ». Les appartements sont grands et toujours en rénovation pour garder le côté moderne. Le loyer y coute souvent plus que le salaire d’un Roumain. Mes amis sont passionnants, ils ont vu beaucoup de choses à travers tous leurs voyages, mais parfois la conversation devient très étrange. Il y a quelques semaines ils ont commencé à parler de leurs propriétés. Personnellement, j’étais choquée, mes amis sont tout sauf snobs, mais ils discutaient tout de même sur quelque chose comme les terres qui leur appartenaient avec une aisance totale. C’était la première fois que j’ai vu une attitude pareille. Le contraste entre où j’habite et ce que je vois s’est renforcé.
C’est un choix de vivre parmi les pauvres, et c’est un choix de vivre comme eux.
Je travaille, donc je peux m’offrir une aisance telle que mes amis ont, mais je choisis de ne pas le faire. Je suis entre deux mondes, j’ai l’argent, mais je ne le dépense pas. Pourquoi ? Parce que moi aussi je sens l’appel de Dieu à une certaine pauvreté. On ne peut pas aider les gens si on ne sait pas ce qu’ils vivent. Dieu nous appelle à une pauvreté d’esprit que je choisis de concrétiser par mes actions. L’endroit où je me réveille influe sur la façon dont je mène ma vie. Je garde Dieu dans mon optique primaire.
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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 22:28
Les premières impressions de notre monde de vie ne m'ont pas faite peur, au contraire. Je voyais que si mes parents voulaient construire quelque chose ici, il y avait le grand avantage que les gens étaient motivés, avaient la foi, et étaient plus qu'accueillants. Au cours des journées passantes, les difficultés ont commencé à se montrer, tout d'abord au sein de notre propre appartement.
Quand on est arrivé, l'appartement avait très peu de meubles, et il
n'était pas du tout prêt pour y habiter à plein temps. Le sol n'était pas fait, les fenêtres étaient mal fermées, ce qui allait être un blog catho jeuneproblème avec l'hiver glacial. Face à tout le travail qui nous attendait, il fallait aussi penser à préparer la rentrée, et avoir une situation dans l'appartement plus ou moins stable avant tout le stress de l'école...
Ma mère n'était pas encore avec nous, donc nous avions un élément essentiel absent, ce qui était très difficile pour la famille. Les premiers jours on se réveillait tôt, se couchait tard, et à la longueur de la journée on mettait l'appartement en ordre, bougeant les meubles, défaisant les cartons, organisant ce qu'on avait... Le temps était précieux, mais on arrivait à rester dans la bonne optique. Je n'arrive pas à compter le nombre de fois que j'ai commencé à chanter une chanson de louange de la Communauté de l'Emmanuel. Le carnet de chant de Paray le Monial a bien servi ! C'était la chose qui m'encourageait quand je n'allais pas bien, quand j'étais fatiguée, le fait qu'on fasse tout pour et avec Dieu. Sans Lui, rien n'a de sens, j'ai appris cela très rapidement. Au bout de quelques jours, nous avons eu une connexion internet et, un peu plus tard, le téléphone.
Une des premières choses que j'ai fait était d'appeler les gens qui étaient à Paray le Monial parce que j'avais eu ma surdose de petit frère et parents. J'avais besoin de parler à quelqu'un qui avait mon âge et qui comprenait qui j'étais spirituellement. Je ne pouvais plus avancer dans ma foi toute seule. Les personnes rencontrées à Paray m'ont vraiment été un grand appuie quand je n'allais pas bien. Il y avait des moments où je ne comprenais plus pourquoi j'étais venue, et ils ont toujours su m'écouter, m'encourager et me rassurer. Ils m'ont poussée en me rappelant que Dieu me veut où je suis. Je leur doit un grand merci !
 


Un des jours les plus difficiles était le jour de la rentrée
scolaire. Je pense que c'est le jour où tout s'est concrétisé pour moi. Je suis allée au lycée, j'ai été très bien accueillie, les élèves dans ma classe étaient clairement adorables. Malgré tout, quelque chose manquait,


 blog catho jeune2je suis allée à l'école et je n'ai pas vu mes meilleurs amis.
La rentrée manquait, les gros câlins, les «c'étaient bien tes vacances?», «tu m'as trop manqué, j'ai trop de trucs à te raconter!!». Enfin, bref, il manquait la joie des retrouvailles, de l'anticipation de l'année scolaire, une grande partie de la rentrée pour moi. C'est à ce moment que je me suis rendue compte qu'il fallait que je reconstruise une vie à zéro. Je l'avais déjà fait, mais ce n'était pas un procédé plaisant, et c'était assez fatiguant de n'avoir aucune bases sur lesquelles s'appuyer. Je suis rentrée de cette première journée, silencieuse et crevée ; je n'avais qu'une envie: m'endormir et me réveiller à Paris. Heureusement Dieu m'a envoyé un bon groupe de personnes sur lesquelles je pouvais compter spirituellement, sinon je n'aurais jamais tenu. A plusieurs reprises les mêmes phrases sont venues «Suivez moi et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes», l'appel à suivre Dieu en ayant confiance en Lui. Il y a des moments où on ne comprend pas pourquoi Il veut de nous certaines choses, mais il faut toujours se rappeler qu'Il s'occupe de nous et veut notre plus grand bonheur.



claire-et-francois
Je veux partager avec vous un poème qui n'a cessé de changer comment je vois les choses.
Prière de Saint-François d'Assise :
"Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l'amour.
Là où est l'offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l'union.
Là où est l'erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l'espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu'à consoler,
à être compris qu'à comprendre,
à être aimé qu'à aimer.
Car c'est en se donnant qu'on reçoit,
c'est en s'oubliant qu'on se retrouve,
c'est en pardonnant qu'on est pardonné,
c'est en mourant qu'on ressuscite à l'éternelle vie."
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 22:01
On est arrivé le vendredi, 26 août, et les premières impressions n’étaient que bonnes. Personnellement, je vivais le changement dans une espèce de bulle, une grâce que m’a offerte le Seigneur pendant que j’étais à Paray le Monial, quelques semaines auparavant.
L’avion est parti sans état d’âme, nous gardions nos émotions pour nous-même, sans trop discuter. Je voyais que mon petit frère, Gabriel, avait plus de mal, donc je lui ais tendu ma Bible. Il l’a pris sans trop se poser de 14343 1223321024231 1265130517 30726698 6310176 nquestions, et l’a ouvert. Même aujourd’hui je ne sais pas ce qu’il a lu, mais je sais qu’il était apaisé, son visage s’est desserré. Mon père ne cessait pas de me regarder et tirer la langue disant, « On va chez les sauvages ! ». Il tentait de détendre l’ambiance, mais il était clair que lui aussi sentait la tension.
L’avion a survolé la ville et j’ai eu l’impression d’aller dans une ville quelconque. Il y avait de gros bâtiments gris qui contrastaient aux parcs verts, une vue qui ne me surprenait pas. Je savais que le communisme avait laissé des traces parmi les bâtiments gris et moches. Parallèlement, tous ceux qui habitent en villes aiment voir la verdure, d’où les parcs.
A l’aéroport, nous avons vu un signe de bien venu « Bine aţi venit ». Un sourire au visage, j’ai vu que l’aventure commençait vraiment. La dame qui regardait nos passeports nous a dit quelque chose incompréhensible. Clairement, la langue allait être difficile à apprendre.
Mon père s’est tourné vers moi et m’a dit « Il y a un beau roumain qui attend pour nous conduire à l’appartement. Il a 19 ans. » J’ai ris, comprenant le sous-entendu et me demandant si cet inconnu allait devenir quelqu’un d’important pour moi, un grand ami. Toutes les rencontres se sont présentées comme potentiellement vitales, je ne savais plus où elles allaient me mener.
Sur l’autoroute, je n’ai pas eu l’impression d’un endroit pauvre du monde. Les voitures n’étaient peut-être pas aussi belles et bien maintenues que celles à Paris, mais leur état n’était pas choquant. Le choc culturel s’annonce très peu intense, ce qui m’arrangeait.
14343 1223320784225 1265130517 30726697 2430581 n-copie-1Nous sommes allés directement à l’église pour assister à notre première messe et rencontrer Père Daniel. L’église Saint François d’Assise m’a surprise, je m’attendais à quelque chose de quasi complet, et au lieu je me suis trouvé face à une masse grise immense qui, comme la structure le montrait, serait un jour très belle. Des sacs de bétons, des tuiles, des carreaux traînaient en piles, évoquant la construction omniprésente. L’église était tout sauf prête, mais justement, étant incomplète, nous pouvions instaurer plus facilement nos idées.
La messe par contre était en un mot : incompréhensible. Le roumain allait être très difficile à apprendre. La majorité des paroissiens était âgée, il n’y avait que moi et mon petit frère en tant que jeunes. Je ne me suis pas inquiétée, en semaine c’était le même cas en France. Les paroissiens par contre avaient tous le sourire, je me suis sentie très bien accueillie dès le début. C’était beau des les entendre chanter, en France personne n’ose chanter haut et fort, alors qu’ici ils laissent leurs voix résonner. Visiblement, les paroissiens avaient la foi, un élément essentiel pour construire avec eux. Bucarest n’était à première vue un écart pas trop flagrant, et les paroissiens ne pouvaient être meilleurs. Que demander de plus ?
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 23:52
Salut tout le monde!

Je voulais vous expliquez un peu pourquoi mes parents font une mission dans les pays de l’Est et comment je vis le changement. En novembre 2008 mon père a décidé de changer de boulot et d’aider les pauvres. Du coup dès ce moment-là je savais qu’il y avait une chance que je quitte Paris.

Ca ne m’avait pas trop choqué que mes parents veuillent faire du travail humanitaire, ils m’ont toujours appris qu’il fallait vivre sa foi dans ses actions. C’est assez littéral de faire une mission, ça s’est sur, mais si c’était un appel de Dieu, pourquoi dire non ? Au début j’avais cette mentalité-là, puis quelques mois avant de partir je me suis rendue compte que je changeais de vie… bah c’est pas facile à accepter ça.Mes parents m’ont expliquée dès qu’ils m’ont parlé de leur choix que j’avais à décider de les suivre ou de rester seule. Ils ne voulaient rien m’imposer, et j’en suis très reconnaissante.

J’ai pas mal réfléchie, je savais qu’à Paris je pourrais suivre ma petite vie simple, rester dans le confort et surtout ne pas avoir à reconstruire une vie. A côté de ça, si je partais, j’allais pouvoir vivre quelque chose de ouf ! Ce n’est pas tous les jours qu’on nous propose de partir avec des gens qui vont faire de l’humanitaire. Du coup, en avril 2009 j’ai décidé que j’allais partir avec ma famille.
En mai 2009 je me suis rendue compte que je partais et que d’une certaine façon je laissais mes amis seuls alors qu’ils avaient besoin de moi. Je suis tombée dans une mini déprime qui a duré quelques jours. Le week-end je suis partie en retraite avec Teenstar, un groupe à l’église de la Trinité. J’ai vécu une très belle confession où j’ai confié les amis que je quittais au prêtre. Je sentais que les personnes à qui je tenais profondément seraient protégées et ça m’a libéré. Je n’ai ressenti aucune hésitation jusqu’à début Août.
En arrivant à Paray le Monial, j’ai senti que l’été arrivait déjà à sa fin et j’aurai bientôt à commencer à reconstruire une vie, ayant tout quitté.

J’ai remis en cause ce que je faisais en me disant que les seules raisons que je partais étaient pour être un soutien à mon petit frère, découvrir un pays et une culture. D’un coup, ces raisons ne m’ont pas paru assez importante. J’ai eu une confession qui m’a changé ma vie, et j’ai sentie que moi aussi j’avais un appel, que Dieu m’appelait moi aussi. Sachant que la vraie raison derrière la mission était Dieu, et Il m’attendait moi aussi, j’ai arrêté d’hésiter et j’ai accepté de le suivre.
Maintenant me voici, quelques mois plus tard. Je Le cherche toujours dans les personnes que je rencontre parce que je sais qu’Il brille plus parmi les plus pauvres. Je sais, c’est cliché, mais c’est vrai. Les gens ici sont impressionnants. Je n’ai jamais vu des personnes aussi ouvertes, humbles, généreuses et pleine d’amour que les gens que je rencontre ici. Je ne regrette pas être partie, malgré les moments très durs. Voici une parole que j’ai reçu quelques jours après mon arrivé : « Vous êtes le serviteur que je me suis choisi » (Isaïe 43 :10). Aucun doute quoi :).
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Published by Smiley - dans Missions
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