Partager l'article ! Lettre ouverte à un jeune aux idées suicidaires: A toi Jeune, bien-aimé de Dieu, Avec tout mon amour de prêtre, je m’adresse à t ...
A toi Jeune, bien-aimé de Dieu,
Avec tout mon amour de prêtre, je m’adresse à toi qui, par hasard, tomberais sur ces lignes écrites à l’encre rouge des battement de mon cœur de prêtre qui saigne devant le corps inerte
d’un jeune ou d’un moins jeune « qui a décidé de partir » comme on dit…, lorsque mes larmes coulent discrètement à l’intérieur, comme le poisson pleure dans la mer, afin de ne pas heurter le
sanglot étouffé et désespéré d’un papa, d’une maman, d’un proche, d’un autre jeune… Ces lignes, je les veux surtout gonflées d’une espérance plus puissante que tous les poisons du cœur…
Alors, toi, le jeune et l’adolescent fragil comme une rose, toi, plié en dedans comme un roseau froissé, mal dans ta peau, toi qui ressens ta différence comme une voie sans issue, toi qui connais ce vide qui, de plus en plus, t’attire vers le bas, toi qui pense ne jamais pouvoir être compris, toi qui as épuisé tous tes pourquoi avec, au bout, toujours des réponses écorchées, toi qui veux disparaître comme un coup de gomme sur ce qui tu crois être une rature de l’existence,Sache tout de même combien nous t’aimons!
Nous t’aimons comme ces milliards d’étoiles sans nom que personne ne peut éteindre. La
preuve, c’est que si un jour tu disparaissais, on ne s’en
remettrais jamais, tellement tu es important à nos yeux. Je t’en supplie à genoux, ne pars pas! Ne t’arrache pas à nous, tu nous laisserais en lambeaux! Comprends-nous! Comprends nos amours
tâtonnants et maladroits. Devant ta porte verrouillée, nous sommes tellement orphelins d’une parole, d’une confidence venant de toi pour l’aider… Je connais bien tes coups de blues et tes coups
de gueule, tes coups de foudre et tes coups de folie… je sais bien tes envies de peindre la vie en rose, tes enthousiasmes et tes désirs de changer le monde, tes humeurs entre le rose et le noir…
Toi le reflet d’une société en manque d’amour vrai, toi le miroir brisé de nos rêves de bonheur, si tu savais combien nous avons besoin de toi ici-bas…
Ne brise pas le don de la vie, ne fais pas de ta vie et de la vie de ceux qui t’entourent, un gâchis. Pense aux autres, à ceux que tu laisserais… As-tu vraiment épuisé toutes les solutions? As-tu
rencontré les bonnes personnes? Sache encore que rien n’est jamais trop
grave, que rien n’est irréparable, que rien ne demeure fixé à jamais, que tu es plus important que tes problèmes, et que Dieu est plus grand que toi! Il peut bien plus pour toi que tu ne
peux l’imaginer. Alors, laisse-toi regarder par lui, écoute-le!
Toi qui lis ces lignes, toi le jeune que je ne connais pas, Jésus, Lui, te connaît. Je Lui demande de prononcer ton nom au fond de mon coeur chaque fois que je célèbre l’Eucharistie, et là, je prie pour toi, j’offre au Père ce nom qui vibre en moi.
Ton grand frère prêtre Joël.
« Extrait du livre de Joël Pralong, Le vertige du suicide : lettre aux parents désemparés, Éditions des Béatitudes (à paraître en novembre 2011) »
Une question ?Publier votre témoignages ?
Besoin d'écoutes ?Nous encouragé ?
Un mail :
clike ici : Contact
ou :
recopie et enleve 5[ et ]5 a
jeunecatho5[@]5gmail.com
Commentaires recents