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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 22:56
Une des premières choses dont je me suis rendue compte était que je vivais entre deux mondes. Je vis dans le quartier des « pauvres » on pourrait dire, c’est ceux qui gagnent bien leur vie, n’ont pas faim avant de s’endormir, mais ne peuvent pas s’offrir de belles vacances. Paradoxalement, je vais au lycée français, du coup je suis entourée d’enfants d’expatriés qui sont par définition très riches.
Mon immeuble date du temps du communisme par les soviétiques et peut caractériser cette époque. C’est un espèce de bloc en béton immense de 10 étages où la majorité des roumains vivent. Les blocs gris alignent toutes les rues dans mon quartier, avec leur graffiti et les dégradations. C’est un gros changement avec Paris, on passe du boulevard Haussmann

, par exemple, où les bâtiments sont magnifiques, chacun d’entre eux une œuvre d’art, à Bucarest, où les bâtiments sont gris et dégradés.23490_1283540249674_1265130517_30850014_7410153_n.jpg Les gens qui y habitent sont des secrétaires, des livreurs, les gens qui je rencontre dans le métro avec des cernes. Au début je n’osais pas parler aux voisins que je rencontrais dans l’ascenseur car je n’arrive pas à avoir une vraie conversation en Roumain. Je me suis rendue compte assez vite, par contre, que la plupart parle français ou anglais parfaitement. C’était une surprise immense et géniale, un vrai clin d’œil de Dieu de voir que je pouvais échanger avec eux. Ces personnes sont très éduquées, cultivées et d’un humour impressionnant. Ils ont été réprimés lors du communisme, et par conséquent sont un peu timides à la première approche. En parlant avec eux, on se rend compte qu’en fait leur vie est beaucoup plus difficile qu’il ne parait à première vue. Oui, ils ont un travail, mais ils donnent une somme importante de leur salaire à leurs parents qui ne peuvent travailler et n’ont pas d’argent, étant à la retraite qui n’est pas payée suffisamment. La vie est dure, tout simplement. Au mall, les gens se promènent mais ils n’ont pas de sacs, ils n’achètent rien.
A l’inverse, je ne vois pas cette situation dans mon lycée. Comme j’ai dit auparavant, les gens sont des fils et filles d’expatriés, donc ils sont habitués au luxe. En tant qu’expatriés, les compagnies payent pour l’école, l’appartement, et souvent la voiture et le chauffeur. Résultat des courses, mes amis vivent dans des milieux où l’argent a une importance secondaire car les soucis d’argent n’existent presque pas. Ils dépensent donc beaucoup pour tout et n’importe quoi, que ce soit nourriture, taxis, habits, sortis… l’argent leur est accessible donc ils n’ont pas peur de l’utiliser. Cette différence de mentalité est visible partout, que ce soit même dans les appartements où ils vivent. Mes amis vivent dans les quartiers les moins dégradés vers le centre de la ville, où les immeubles ressemblent beaucoup plus à ceux à Paris, d’où le titre de Bucarest comme « Paris des pays de l’Est ». Les appartements sont grands et toujours en rénovation pour garder le côté moderne. Le loyer y coute souvent plus que le salaire d’un Roumain. Mes amis sont passionnants, ils ont vu beaucoup de choses à travers tous leurs voyages, mais parfois la conversation devient très étrange. Il y a quelques semaines ils ont commencé à parler de leurs propriétés. Personnellement, j’étais choquée, mes amis sont tout sauf snobs, mais ils discutaient tout de même sur quelque chose comme les terres qui leur appartenaient avec une aisance totale. C’était la première fois que j’ai vu une attitude pareille. Le contraste entre où j’habite et ce que je vois s’est renforcé.
C’est un choix de vivre parmi les pauvres, et c’est un choix de vivre comme eux.
Je travaille, donc je peux m’offrir une aisance telle que mes amis ont, mais je choisis de ne pas le faire. Je suis entre deux mondes, j’ai l’argent, mais je ne le dépense pas. Pourquoi ? Parce que moi aussi je sens l’appel de Dieu à une certaine pauvreté. On ne peut pas aider les gens si on ne sait pas ce qu’ils vivent. Dieu nous appelle à une pauvreté d’esprit que je choisis de concrétiser par mes actions. L’endroit où je me réveille influe sur la façon dont je mène ma vie. Je garde Dieu dans mon optique primaire.

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Published by smiley - dans Missions
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commentaires

lakoni 05/03/2010 16:39


cool on commence  a bien découvrire les paysages et les cultures qui t'entours


Bienvenue

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