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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 18:52

 Comme vous le savez, j’ai choisi de rester en Roumanie un an de plus après avoir fini mon année de terminale parce que je voulais pouvoir aider d’une manière plus utile et concrète. Mes parents me laissent en liberté totale par rapport à ce que je fais comme travail.

 

Mes horaires sont de 9h à 17h, cinq jours par semaine, et c’est à moi de voir comment je comble ces heures. Je travaille alors hplusieurs choses à la fois.Les matinées, je suis une volontaire à Casa Valentina, une association française qui s’occupe d’encadrer des enfants gitans qui vont en cours, de telle sorte qu’ils aient la possibilité de faire leurs devoirs. Souvent, ils ne peuvent pas travailler chez eux car leur famille entière, c’est-à-dire quatre à huit personnes, vit dans une petite salle. L’idée d’avoir un silence total de telle sorte qu'il soir possible de travailler est bien lointaine. Le groupe de huit enfants entre les âges de 11 et 13 ans vient alors tous les jours pour qu’on les aide à comprendre ce qu’ils voient en cours. Ils ont une très bonne volonté, et à ce que je vois, veulent vraiment apprendre. Ils savent que c’est une chance de pouvoir  avoir une éducation, car ce n’est pas le cas de tous leurs amis. Ces enfants sont drôles et m’aident souvent avec mon roumain, me corrigeant et m’aidant à trouver mes mots. Aurel, par exemple, aime jouer à des jeux où il me dit une série de mots en roumain, voit ce que je comprends, puis tente d’expliquer ce qu’ils veulent dire. Je me souviens qu’un jour il s’est tordu de rire quand j’ai demandé si on pouvait manger les “gandaci”. Il m’a répondu que ça se mangeait, mais c’était bien croustillant. Suite à la demande d’Aurel, Ana, la dame avec qui je travaille, m’a expliqué qu’il parlait de cafards, un bon repas pour une française comme moi !. J’ai ri avec lui, oubliant que j’avais en face de moi un jeune garçon qui ne resterait peut-être pas en cours assez longtemps pour aller au lycée, un garçon qui dormait dans le même lit que sa famille entière, un jeune qui essayait d'échapper au cercle vicieux de la pauvreté. C’est une belle chose que de travailler avec ces enfants, ils sont très ouverts d’esprit et ont une soif pour comprendre et connaître de nouvelles choses. Ils sont joyeux et toujours prêts à rire, un peu moins à travailler, malgré tout. Ce sont des enfants, et ils m'apprennent bien plus que j’aurai cru possible , je sais que nous partageons plus que leurs devoirs, nous partageons aussi leur futur.

cLes après-midi, je rends visite aux personnes âgées qui habitent à coté de chez moi, dans un quartier plus pauvre de Bucarest, car elles sont coincées chez elles toute l'année, parfois sans même pouvoir se déplacer, et elles reçoivent très peu, voire aucune visite. C’est une expérience inouïe d’être en contact avec ces gens qui ont vécu tant de choses. Elles sont toujours accueillantes, chacune à sa manière: en offrant des bijoux que l’épouse ne porte plus, en donnant des petits biscuits (au point où je surnomme une des dames ‘Bunica dulce’ (Grandmère sucrée)). En sortant de chacune des visites, je me sens renouvelée ; ces personnes ont vécu des horreurs à travers la Seconde Guerre Mondiale et tout ce qui a suivi, et malgré cela, elles sourient et nous font rire par leur manière de voir les choses et leur humour. Je me retrouve à noter ce que j’ai entendu à la fin de chaque visite parce que j’ai peur d’oublier les trésors qui me sont offerts. Je suis consciente que j’ai une chance qu’ont peu de gens d’être en contact avec des personnes qui ont connu ce qu’enseignent les livres d’Histoire. Elles ont tant à donner et à recevoir. En offrant ce que je peux, c’est-à-dire de l’amour et du respect, je sais que ces personnes âgées aussi sont mieux à la fin de nos visites.

Ce que je vis maintenant n’est qu’un avant goût d’une année entière en présence de ces personnes d'âges et cultures différents. Je suis très heureuse ad’être restée ; cette année s’annonce incroyablement intéressante en tant qu’expérience non seulement culturelle, mais aussi humaine. Je tente d’offrir toutes mes journées et toutes mes actions au Seigneur, car je ne peux pas m’occuper de ses pauvres sans Lui. Il nous demande de le faire, et heureusement qu’Il nous tient la main lorsque nous le faisons. Saint Francois l’a bien dit: “car c'est en donnant qu'on reçoit, c'est en s'oubliant qu'on trouve”, voici l’exemple que j’essaye de suivre. Un jour à la fois, peut-être j’y arriverais !).

tag: 18 ans engagée pour un an. (Mission humanitaire) Fidesco

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Published by Catho JM - dans Missions
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